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Importante pendule : "L'indien et l'indienne enlacés"

 
 
 
 
 
Collection comte Charles-André Colonna Walewski ; droits réservés.

Auteur : Jean-Simon Deverberie (1764-1824)
Matériau : bronze
Époque : vers 1800
Dimensions : 56 x 44 cm
Lien :  Pendule "Le couple enlacé"

Importante pendule en bronze patiné, doré surmontée d'un couple d'indiens enlacés. Cadran signé de Deverberie.

Le 22 janvier 1799, J.-S. Deverberie déposa à la bibliothèque Nationale de Paris les dessins et ébauches de diverses pendules "au nègre" dont celle-ci, et de nombreuses ébauches pour son pendant blanc, la pendule "Le couple enlacé", également dans la collection du comte Charles-André Colonna Walewski.

L’origine de l’engouement pour la représentation des figures exotiques tire son origine de Rousseau et sa quête du "retour à la nature". D’autres ouvrages emblématiques de cette période ont traité ce sujet, parfois de façon plus pédagogique comme le célèbre ouvrage de Bernardin de Saint Pierre intitulé "Paul et Virginie" paru en 1788 ou "Atala" de François Chateaubriand paru en 1805 ou encore l’ouvrage culte de la seconde moitié du 18e siècle de D. Defoe "Robinson Crusoé" ont tous exercé une influence notable sur les arts plastiques à cette époque. Les "pendules au nègre" viennent témoigner de cet engouement de la société de nobles gens pour les indigènes et leur monde exotique. La rencontre de Robinson avec Vendredi, la figure de naufragé de Robinson, Atala en tant que libératrice de Chactas ou la représentation de Paul et Virginie portés par deux Noirs, ont été empruntée à la littérature et traduits en images, sculptures, bronzes et en pendules également. Mais l’intérêt culturel pour une représentation idéalisée du monde exotique et de ses habitants n’était pas l’unique attraction du sujet. L’érotisme émanant de cet état naturel séduisait également avec le couple s’embrassant "couple enlacé", qui devenait prétexte à la représentation de poitrines fièrement exhibées comme celle de la "nourrice africaine" ou la personne majestueuse du "nègre chasseur" dévoilant un corps athlétique tout en beauté. Le sujet du "bon nègre" ou du "bon sauvage" a connu une évolution à travers les époques du Directoire, de l’Empire et en partie encore à travers la Restauration et a connu plus d’une vingtaine de réalisations variées. Les modèles de grande qualité qu’a produit J.-S. Deverberie en font partie.

Cette pendule a figuré à l'exposition "La pendule au nègre" au musée de l'hôtel Sandelin de Saint-Omer en 1978.
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